Mon histoire

Un chemin de transformation et de reconnexion à soi.

Un chemin de transformation et de reconnexion à soi.

Je m'appelle Sylvia.

SAVAAN est mon nom de femme médecine.

Je ne les oppose pas. Je les distingue simplement, parce qu'ils expriment deux dimensions de qui je suis.

Depuis le début de ma vie, ma route n'a pas été fluide. J'ai enchaîné plusieurs traumatismes, les uns après les autres. Pendant des années, j'ai continué à avancer malgré tout. Je croyais tenir debout.

Jusqu'au jour où mon corps et mon esprit n'ont plus été capables de répondre. Un matin, tout mon être s'est effondré. À partir de cet instant, ma vie est devenue le parfait reflet de l'enfer.

Comme un animal à l'agonie, je frappais à toutes les portes dans l'espoir que quelqu'un puisse enfin mettre un nom sur ce qui était en train de me détruire. J'ai vu vingt-deux médecins en un mois.

Vingt-deux.

Mais rien ne faisait sens.

Chaque nuit était la promesse d'un enfer les yeux ouverts. Je finissais par m'endormir d'épuisement, simplement parce que mon corps n'avait plus la force de lutter.

Une souffrance si profonde que je ne souhaitais plus repartir là-haut. NON. Je voulais viscéralement que mon âme explose pour ne plus jamais revenir.

À cette époque, je pensais que Dieu devait profondément me détester pour m'abandonner à ce point. Mon regard était vide. Mon cœur s'était asséché. Je ne ressentais même plus d'amour pour mes enfants, je les plaignais de m'avoir comme mère.

Tous mes repères s'étaient brisés.

Je ne comprenais pas encore que je ne vivais qu'à travers les autres. Leur regard était devenu le seul endroit où j'existais. Lorsqu'ils fermaient les paupières, je disparaissais avec eux.

Je souffrais de dissociation, de déréalisation et de troubles anxieux généralisés. Je vivais littéralement à côté de mes pompes.

Dans une fatigue de vivre des plus extrêmes, j'ai atterri dans le Sud, chez ma sœur. Je ne mangeais plus et ne me lavais plus.

Puis, une nuit de bradycardie sévère, j'ai cru voir le bout du tunnel. Je croisai alors la route d'une guérisseuse.

Cette rencontre fut un tournant. Après ce soin, quelque chose s'est remis en mouvement en moi. Comme si un vent nouveau avait traversé mon corps. Jour après jour, j'ai commencé à aller mieux.

Mais, au fond de moi, je savais déjà que ce n'était pas encore le chemin de ma vérité.

Quelques années plus tard, un nouveau traumatisme et une nouvelle descente. Cette fois, il me faudra plus de cinq années pour remonter. Mais je ne remonterai pas de la même manière.

Quelque chose, en moi, avait changé.

Cette fois, ma recherche ne regardait plus le monde, les autres.

Elle me regardait, moi.

J'ai exploré, appris, remis en question mes certitudes. J'ai étudié, voyagé, expérimenté. Je me suis formée au chamanisme de la Voie Blanche auprès de la chamane Palès, avant de partir plusieurs semaines en Mongolie.

Pendant longtemps, j'ai cru que le danger venait de l'extérieur.

Puis, un jour, j'ai compris que s'il n'y a pas d'ennemi à l'intérieur, il n'y en a pas à l'extérieur.

Cette phrase a bouleversé ma manière de voir le monde.

Chaque personne croisée sur mon chemin m'a transmis quelque chose. Chaque expérience m'a transformée. Chaque voyage a laissé une empreinte. Mais aucune rencontre n'a pu faire ce chemin à ma place.

Le plus grand bouleversement de ma vie a été de me rencontrer. De prendre réellement conscience que j'étais non seulement une personne à part entière, mais qu'en plus, j'avais de la valeur.

Pour la première fois, je n'avais plus besoin d'exister à travers les autres.

J'ai alors cessé de remettre mon pouvoir entre les mains des autres. J'ai cessé de croire que quelqu'un détenait une vérité qui m'était inaccessible.

Et, paradoxalement, c'est en retrouvant cette souveraineté que j'ai appris à m'en remettre à plus grand que moi.

Depuis, la vie est devenue ma plus grande enseignante.

Aujourd'hui, si je transmets tout cela, ce n'est pas parce que je détiens une vérité.

Je transmets un chemin. Celui que j'ai parcouru.

Parce que je sais ce que signifie se perdre.

Et surtout, parce que je sais qu'il est possible de se retrouver.

.

Et si je crée des retraites, des rituels et des expériences, C'est parce que je sais à quel point il est précieux d'être accompagné lorsqu'on ose enfin revenir vers soi.

Je ne marche pas devant.

Je marche à côté.

Aho.

Tu n'es probablement pas arrivée ici par hasard.

On ne cherche pas pendant des années sans raison.

Si tu es arrivée jusqu'ici, c'est peut-être parce qu'une partie de toi en a assez.

Assez de comprendre sans réussir à changer.

Assez de revivre les mêmes histoires.

Assez de porter cette souffrance qui revient, encore et encore.

Ou de te demander ce qui ne va pas chez toi.

Tu ne sais plus quoi faire.

Je ne suis pas porteuse de leçon ou de vérité.

Je ne suis pas là pour te dire ce que tu dois penser, croire ou devenir.

Je suis simplement là pour t'accompagner sur ton chemin, vers ta propre souveraineté.

Si ces mots résonnent en toi, alors tu es peut-être au bon endroit.